La sexualité des Romains

La perception moderne de la sexualité des Romains est celle du sexualité débridée, mais cette perception moderne est-elle correcte? Pour répondre à cette question, il faut faire la distinction entre réalité et fiction et prendre en compte les aspects culturels, religieux et juridiques de la sexualité dans la Rome antique.

suburban baths of pompeii erotic scene

Thermes suburbains de Pompéi
Apodyterium - Scène II
CC-PD-Mark

Les aspects culturels de la sexualité dans la Rome antique

Lorsque les archéologues découvrirent l'ancienne ville de Pompéi aux XVIIIe et XIXe siècles, ils trouvèrent une grande quantité d'art sexuel jugé obscène et caché par la suite au public dans le cabinet secret du musée archéologique national de Naples. Cet art sexuel comprenait des peintures de scènes érotiques, des lampes à huile phalliques et d'autres objets jugés pornographiques. Le dictateur fasciste Benito Mussolini, désireux de recréer un nouvel Empire Romain, avait une opinion favorable des fouilles de Pompéi, mais la présence d'objets sexuels était, pour le moins que l'on puisse dire, problématique. Par exemple, les thermes suburbains de Pompéi avaient des peintures murales érotiques représentant des scènes de sexe en groupe et de sexe oral, ce qui laissait penser que les gens de l’époque n'étaient pas offensés par ce genre de peintures 1 .

Pour comprendre la sexualité dans la Rome antique, il faut tout d'abord comprendre comment la société romaine fonctionnait. La société romaine était avant tout une société patriarcale où les hommes dominaient et établissaient les règles, que ce soit dans les affaires, la politique, les questions juridiques ou même la religion. Les femmes avaient moins de droits que les hommes, elles ne pouvaient pas voter ou occuper des fonctions publiques et elles étaient sous le contrôle de leurs maris ou de leurs pères (patria potestas). Les hommes pouvaient avoir des relations sexuelles avec des partenaires jugés acceptables, y compris des esclaves ou des prostituées, et cela n'était pas considéré comme un adultère 2. Les femmes par contre ne le pouvaient pas. La sexualité chez les hommes était liée aux idées de masculinité et de domination masculine.

La Rome antique était aussi une société basée sur l'esclavage, ce qui signifie qu’un grand nombre de personnes étaient esclaves. La liberté politique du citoyen romain (libertas) incluait le droit de préserver l'intégrité de son propre corps, c'est-à-dire qu'un citoyen romain ne pouvait pas être battu, fouetté ou agressé sexuellement 3. Les esclaves en revanche étaient considérés comme des biens et pouvaient être utilisés par leurs maîtres, même pour des relations sexuelles. Les maîtres contrôlaient également la sexualité de leurs esclaves et ils s'enrichissaient lorsque leurs esclaves faisaient un grand nombre d'enfants (tout comme les bergers possédant du bétail). Cependant, les esclaves ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles avec d'autres citoyens romains sauf s'ils étaient exploités sexuellement par leurs maîtres 4.

La prostitution dans la Rome antique

La prostitution était courante dans la Rome antique et était légale dans tout l'empire romain à toutes les époques 5. L'esclavage y a probablement contribué: les prostituées étaient soit des esclaves, soit des affranchies, mais surtout des esclaves, et devaient être enregistrées auprès des édiles, un bureau de la République romaine. Elles étaient classifiés comme infames tout comme les acteurs, les actrices, les danseurs et les gladiateurs, notant que les actrices étaient également supposées être des prostituées. Les infames "étaient ternis par l'exposition au regard du public" 6. Ils bénéficiaient de peu de protection juridique et risquaient de se voir infliger des peines corporelles telles que la flagellation par les autorités romaines, une forme de punition interdite pour les citoyens romains.

Les prostituées apparaissent dans l’art érotique des thermes suburbains de Pompéi, ce qui suggère que la prostitution était courante et bien acceptée. Jusqu'au Ier siècle après JC, les thermes romains comportaient une section réservée aux femmes avec des horaires différents pour les hommes et les femmes, tandis qu'au cours de l'Empire romain, ils étaient mixtes, tout comme les thermes suburbains de Pompéi. Cependant, les femmes se baignant nues avec des hommes étaient probablement des femmes de classe inférieure ou des infames tels que des artistes ou des prostituées. L'Empereur Hadrien (règne: 117 - 138 après JC) interdit les bains mixtes, mais l'interdiction ne semble pas avoir enduré 7.

L'homosexualité dans la Rome antique

Les Romains ne pensaient pas en termes d'orientation sexuelle (hétérosexuel vs homosexuel) et il n'y avait pas d'équivalent du mot "homosexuel" dans la Rome antique. Il était socialement acceptable pour un homme romain d’avoir des rapports sexuels avec des hommes et des femmes tant qu’il adoptait le rôle actif. Le rôle passif était méprisé et considéré comme prenant le rôle de la femme, menaçant l'intégrité sexuelle d'un homme romain et même sa liberté en tant que citoyen libre. Les partenaires masculins autorisés étaient les esclaves, les infames (par exemple les acteurs) et les prostitués. Les hommes romains qui pratiquaient l'homosexualité préféraient souvent les jeunes hommes âgés de 12 à 20 ans, notant que les relations sexuelles avec de jeunes citoyens étaient interdites.

L’homosexualité était-elle plus répandue dans la Rome antique par rapport à aujourd’hui? Même si aucun historien ne peut vraiment répondre à cette question, la réponse est: probablement pas. Il y avait probablement un bon nombre d'hommes qui détestaient l'homosexualité, mais dans la culture patriarcale et axée sur l'esclavage de la Rome antique, où certains êtres humains étaient considérés comme de simples objets, l’homosexualité aurait été considéré comme une autre forme d'activité sexuelle... une question de goût. Même si ce concept est difficile à comprendre aujourd'hui, ce qui était plus important à l'époque, était le rôle (actif ou passif) et le statut de l'homme.

Les orgies romaines

Quand on aborde le sujet de la sexualité dans la Rome antique, le sujet des orgies (du mot latin orgia et du mot grec ὀργάω) exciter, enfler, mûrir) impliquant la dépravation sexuelle et la débauche vient aussi à l'esprit. Mais les orgies étaient-elles vraiment pratique courante dans la Rome antique? Les principaux récits proviennent de l'historien romain Suétone dans La Vie des Douze Caesars, ces récits sont probablement la raison pour laquelle cette idée a perduré si longtemps. Un grand nombre d'historiens sont cependant d’accord pour dire que ses descriptions contiennent beaucoup d’exagérations et de rumeurs. Il est vrai que les empereurs romains tels que Tibère et Caligula organisèrent et participèrent à de telles orgies. Dans sa magnifique résidence royale de Capri, le brutal empereur Tibère menait une vie de débauche extraordinaire: il amenait les plus belles jeunes femmes (et hommes) des quatre coins de l'Empire pour satisfaire ses pulsions sexuelles. Le jeune Caligula fut témoin de toute cette dépravation sexuelle, ce qui affecta plus tard sa psychologie.

Le sexe en groupe, les parties sexuelles, les orgies étaient probablement des activités réservées à une très petite partie de la classe supérieure. La plupart des Romains vivaient des vies ordinaires, devaient travailler dur pour joindre les deux bouts et ne voulaient pas ternir la réputation de leur famille en participant à de telles activités. Les orgies romaines sont aussi souvent confondues avec les fêtes religieuses telles que celles en l'honneur de Bacchus ou de Lupercus, deux dieux de la fertilité. Ces fêtes contenaient beaucoup de nudité. Parfois, ces festivals religieux devenaient incontrôlables et, par la suite, ils furent réformés par les pontifices romains. Par exemple, le type de culte de Bacchus qui impliquait souvent la débauche fut criminalisé en 186 avant JC pour être remplacé par une version réformée.

Droit romain et sexualité dans la Rome antique

Le droit romain joua un rôle majeur dans les moeurs et la sexualité des Romains et évolua au cours de la République et l'Empire. Un mari romain pouvait avoir des relations sexuelles hors mariage tant que sa partenaire était considérée comme "sexuellement disponible", c’est-à-dire si sa partenaire était une prostituée, une esclave ou une infamis telle qu'une actrice. Un mari commettait l'adultère (adulterium) seulement lorsqu'il avait des relations sexuelles avec la femme d'un autre citoyen romain ou la fille célibataire d'un Romain. En revanche, aucune infidélité n'était acceptable pour une femme romaine et les premières mariées devaient être vierges. Il convient de noter que les divorces, y compris pour adulterium, étaient courants dans la Rome antique et que les gens se remariaient.

Comme nous l’avons déjà souligné, le droit romain protégeait le citoyen romain contre les crimes sexuels (stuprum qui nous a donné le mot français stupre) alors que les esclaves romains et les non-citoyens ne bénéficiaient pas des avantages de la libertas. Cela signifiait que les citoyens romains, hommes ou femmes, ne pouvaient pas être abusés sexuellement alors qu'il était facile d'avoir des rapports sexuels avec des esclaves ou des prostituées. Selon le droit romain, le viol ne pouvait être commis que contre un citoyen en règle. Une femme qui travaillait comme prostituée, actrice ou danseuse perdait son statut social et devenait une infamis. En rendant son corps accessible au public, elle perdait le droit d’être protégée contre les abus sexuels ou la violence physique 3.

En ce qui concerne l'homosexualité, la Lex Scantinia de 149 avant JC poursuivait en justice les citoyens romains adultes de sexe masculin qui jouaient un rôle passif dans des relations sexuelles avec d'autres hommes ou qui avaient des relations sexuelles avec des mineurs nés libres de sexe masculin. La loi n'interdisait pas les comportements homosexuels en tant que tels, mais punissait les citoyens de sexe masculin jouant le rôle passif ou qui commettaient des crimes sexuels (stuprum) contre des mineurs libres de sexe masculin.

Au début de l’Empire romain dans les années 18-17 avant JC, le premier empereur de Rome, Auguste (règne: 27 av. JC - 14 ap. JC), adopta des lois (le Leges Juliae) dans le cadre de son programme de restauration des mos maiorum ou les normes sociales traditionelles, suite a une periode d'instabilité, renforçant ainsi son autorité politique. L'adoption de ces lois nous montre que Rome était traditionnellement une société conservatrice et non une société obsédée par le sexe. Les principaux objectifs de Leges Juliae étaient d’accroître la population en encourageant le mariage et les naissances et de rétablir la moralité des classes supérieures. Les lois comportaient une section concernant l'adultère, la Lex Iulia de adulteriis (traduction: "loi julienne concernant les actes d'adultère") qui visait principalement les femmes mariées ayant commis l'adultère. La loi faisait de l’adultère une affaire publique et punissait l’adultère avec le bannissement et la confiscation d’une partie des biens de la personne. Les maris et les pères avaient le droit de tuer les partenaires en adultère dans certaines circonstances, même si cela était rarement le cas. Auguste appliqua cette loi à sa fille Julia, qui fut bannie et envoyée sur l'île de Pandateria.

La sexualité dans la Rome antique et le Christianisme

La religion romaine était globalement plus ouverte sur la sexualité que le christianisme. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle encourageait la dépravation mais plutôt qu'elle favorisait la fertilité.

lupercalia camassei

Lupercalia
Andrea Camassei c. 1635
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Par exemple, Lupercalia était une fête religieuse qui avait lieu le 15 février et avait pour but d’expulser les mauvais esprits et de purifier la ville (februum signifie purification en latin), apportant ainsi la santé et la fertilité. Ce festival impliquait des gens qui couraient à moitié nus avec des lanières de peau de chèvre afin d'imiter le dieu Lupercus.

Floralia était une autre fête religieuse en l'honneur de la déesse de la fertilité Flora, la déesse des fleurs et de la saison du printemps qui se tenait du 28 avril au 3 mai. Ce festival religieux impliquait des prostituées qui dansaient nues et combattaient dans des combats de gladiateurs. Il y avait aussi un certain nombre de dieux liés à la sexualité tels que Liber, le dieu de la viticulture et du vin, la fertilité et la liberté, le dieu Cupidon(Cupido), dieu du désir, amour érotique, attraction et affection, le dieu grec de la fécondité, Priapus, protecteur du bétail, des plantes fruitières, des jardins et des organes génitaux masculins, le dieu du mariage phallique Mutunus Tutunus qui encourageait les relations sexuelles conjugales. Une grande partie de l'art sexuel trouvé par les archéologues était lié aux superstitions romaines liées à la religion romaine. Par exemple, le phallus, trouvé sous la forme d'une amulette ou d'un carillon éolien, était censé avoir le pouvoir de repousser le mauvais œil et les autres forces surnaturelles malveillantes 1.

Tous ces dieux promouvaient la vie et la fécondité par opposition à la mort. Cela ne signifie pas que toutes les religions romaines promouvaient le sexe. Vesta était la déesse vierge du foyer, de la maison et de la famille. Elle était la gardienne du peuple romain et la fête religieuse de Vestalia, du 7 au 15 juin, était l'une des plus importantes de la Rome antique. Vesta était rarement représentée sous une forme humaine mais était personnifiée par le feu de son temple dans le Forum Romanum. Les vestales étaient des prêtresses à plein temps de Vesta qui s'occupaient du feu sacré au foyer du temple. Elles devaient observer la chasteté absolue pendant 30 ans. Une Vierge Vestale qui violait son vœu de chasteté était ensevelie vivante dans un rituel qui ressemblait à un enterrement. Son amant était exécuté. Par conséquent, l'une des plus importantes déesses de la religion romaine était une déesse vierge.

La diffusion du christianisme à travers l’Empire romain, son acceptation avec l’édit de Milan en 313 après JC sous Constantin le Grand (règne: 306–337 après JC) et son adoption comme religion d’État avec l’édit de Thessalonique de 380 après JC, eut un impact dramatique sur les coutumes et la sexualité des Romains et continue à avoir un impact sur notre culture à ce jour. Beaucoup de traditions religieuses romaines disparurent ou furent complètement bannies. Comme nous l'avons souligné précédemment, Vesta était une déesse très importante pour les Romains. Elle était si importante que son culte continua jusqu'au quatrième siècle de notre ère et sa dissolution par l'empereur Théodose en 391 après JC. Le pape Gélase Ier (494-496) considérait Lupercalia comme un festival ignoble et cherchait à l'abolir. Le sénat protesta et insista sur le fait que Lupercalia était essentiel au bien-être et à la sécurité de Rome. Alors le pape Gélase suggéra avec dédain au sénateur Andromaque de célébrer lui-même ce festival et de courir dehors nu s’il pensait que ce rite était salutaire.

La disparition progressive de tous les cultes païens et l’instauration du christianisme comme religion principale entraînèrent des changements progressifs dans les croyances et les attitudes à l’égard de la sexualité. Certains historiens pensent que la perception moderne de la société romaine comme étant une société décadente provient en fait du christianisme primitif. Les premiers chrétiens considéraient le célibat comme idéal et l'acte sexuel comme un péché intrinsèque, réparé quelque peu seulement si il avait lieu dans le contexte du mariage 8. Le christianisme mit l'accent sur la monogamie et élargit la définition de l'adultère pour inclure les hommes mariés ayant des relations sexuelles avec toute personne autre que leur femme, y compris des esclaves ou des prostituées. "Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari." (Corinthiens 7: 2). Sous l'Empereur Justinien Ier (règne: 527-565), les lois contre l'adultère, bien que moins strictes pour les hommes, pouvaient également être appliquées aux maris qui ont trompaient leurs femmes 9.

Même si la Rome chrétienne était plus conservatrice que la Rome païenne en matière de sexualité, en particulier la sexualité des hommes, elle donnait également plus de droits aux femmes. Par exemple, sous Justinien Ier, les femmes mariées n'étaient plus mises à mort pour adultère et étaient plutôt envoyées dans un couvent. Les maris trompés par leurs femmes n'étaient plus obligés de divorcer de leurs épouses comme avec la Lex Iulia de adulteriis et avaient le droit de les pardonner. Avec la précédente loi romaine, si le mari lésé ne divorçait pas sa femme, il pouvait être accusé de proxénètisme (lénocinium en Latin, du mot leno, "proxénète").

Avec le christianisme, l'attitude officielle envers la prostituion devint plus froide. L'empereur Constantin, le premier empereur chrétien, accepta la prostitution comme un fait de la vie mais taxa les prostituées. Théodose II interdit aux pères de tirer profit de leurs filles et aux propriétaires d'esclaves de prostituer leurs esclaves . L’empereur Léo Ier interdit la prostitution et Theodora, une ancienne prostituée elle-même, tenta de l'interdir complétement dès qu'elle est devint impératrice 9 10.

Même si la poursuite de l'homosexualité en tant que crime général commença avant l'adoption du christianisme, les lois contre l'homosexualité devinrent plus strictes sous l'empire chrétien. Les hommes prenant le rôle passif étaient éxécutes par le feu à la fin du 4ème siècle après JC. En vertu du Code théodosien (Codex Theodosianus), la punition pour "un homme attelé comme une femme" était "la mort par l'épée". Au 6ème siècle, sous l'empereur Justinien Ier, tous les rapports sexuels homosexuels, passifs ou actifs, quels que soient les partenaires, étaient déclarés "contraires à la nature" et passibles de la peine de mort.

Conclusion

Malgré la perception moderne de la société romaine comme étant une Mecque du vice, les Romains n’étaient pas différents dans leur sexualité par rapport à un certain nombre de sociétés modernes. Leur vision de la sexualité à travers l'art ou la religion était différente de la nôtre sans en déduire pour autant qu'elle contenait plus de promiscuité. Dans l'ensemble, les Romains étaient en réalité plus limités dans leur sexualité que dans la plupart des sociétés occidentales modernes. La société romaine était dominée par les hommes et les hommes avaient accès à des relations sexuelles avec des prostituées ou des esclaves, mais les relations sexuelles en dehors du mariage avec d'autres citoyens romains étaient très limitées et souvent sévèrement punies. La sexualité des femmes citoyennes était encore plus restreinte et interdite en dehors du mariage, tandis que la sexualité des esclaves était étroitement contrôlée. Par conséquent, la perception moderne de la société romaine en tant que société obsedee par le sexe n'est pas exacte et la plupart des Romains auraient probablement été étonnés par la prévalence du sexe dans les sociétés occidentales d'aujourd'hui.

Faits intéressants sur la sexualité des Romains
  • Le lesbianisme était illégal dans la Rome antique.
  • C'est durant le règne brutal de Tibère, l'empereur qui menait une vie de débauche, que Jésus fut crucifié sous l'autorité de Pontius Pilate, alors gouverneur romain de Judée.
  • Beaucoup de mots sexuels tels que fellatio, cunnilingus, etc. viennent du latin.

REFERENCES

  1. Looking at Lovemaking: Constructions of Sexuality in Roman Art 100 BC – 250 AD (John R. Clarke, University of California Press, 1998)
  2. Concubinage and the Lex Iulia on Adultery (Thomas A.J. McGinn, Transactions of the American Philological Association, 1991)
  3. Prostitution, Sexuality and the Law in Ancient Rome (Thomas A.J. McGinn, Oxford University Press, 1998)
  4. Stuprum: Public Attitudes and Penalties for Sexual Offences in Republican Rome (Elaine Fantham, 2011)
  5. A Companion to the Roman Empire (David S. Potter, John Wiley & Sons, 2009)
  6. Roman Sexualities (Judith P. Hallett, Princeton University Press, 1997)
  7. Bathing in Public in the Roman World (Garrett G. Fagan, University of Michigan Press 1999, 2002)
  8. Sexuality and the Jesus Tradition (William Loader, Eerdmans, 2005)
  9. The Emperor Justinian and the Byzantine Empire (James Allan Stewart Evans, Greenwood Publishing Group, 2005)
  10. The Secret History (Procopius of Caesarea, Penguin Classics, 2008)

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